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Découvrez comment le journal Le Monde a utilisé la cartographie pour révéler l’ampleur de la pollution des eaux souterraines

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Plongez au cœur de l’enquête du journal Le Monde sur la pollution des eaux souterraines, révélée grâce à la puissance de la cartographie. Une immersion saisissante dans les méandres de la contamination invisible.

Découvrez comment Le Monde a utilisé la cartographie pour révéler l’ampleur de la pollution des eaux souterraines

Le journal Le Monde a entrepris un projet ambitieux pour explorer et mettre en lumière l’étendue de la pollution des eaux souterraines en France. Grâce à l’utilisation de la cartographie et à l’analyse de millions de données collectées sur une période de huit ans, l’équipe de journalistes a pu dresser un état des lieux complet de la contamination de nos réserves hydrologiques.

Des données massives et des années de mesures

Pour mener à bien cette étude approfondie, Le Monde a travaillé en collaboration avec des hydrogéologues et collecté des données provenant de pas moins de 24 700 stations de surveillance. Ces mesures ont permis de comprendre quelles substances polluent nos nappes et de cartographier l’état chimique des eaux souterraines.
Le projet, baptisé « Under the surface » et initié par les journalistes espagnols de Datadista, a été coordonné par Arena for Journalism in Europe. Il s’inscrit dans le cadre de l’obligation pour les États membres de l’Union européenne de fournir un état des lieux de leurs eaux souterraines tous les six ans.

Une liste complète de contaminants analysée

La première étape de cette étude a consisté à déterminer quels contaminants analyser. Les journalistes ont consulté des scientifiques, notamment des hydrogéologues, pour établir une liste de 300 substances à prendre en compte. Cette liste a ensuite été réduite en retirant 25 éléments naturellement présents ou liés au traitement des eaux.
Cela a permis d’obtenir une liste de 226 contaminants comprenant des pesticides, des nitrates, des solvants et d’autres produits chimiques. Cette « liste minimale » a ensuite été complétée par 74 contaminants faisant l’objet d’une surveillance particulière, tels que le bisphénol A ou certains médicaments, pour lesquels il n’existe pas de valeurs seuils dans les normes actuelles. La présence de ces contaminants est un indicateur de la vulnérabilité des nappes.

Classification des contaminants par familles d’usage

Afin de rendre les données plus compréhensibles pour le grand public, Le Monde a regroupé les 300 contaminants identifiés en six catégories selon leur utilisation principale :
– Les pesticides et leurs métabolites issus des activités agricoles
– Les nitrates, nitrites et autres engrais azotés
– Les substances chimiques industrielles (utilisation et production)
– Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)
– Les métaux, métalloïdes et autres ions minéraux
– Les médicaments
Cette classification permet de mieux comprendre l’origine des différentes pollutions et de faciliter l’analyse des résultats.

Des réseaux de surveillance étudiés

En France, plusieurs réseaux de surveillance des eaux souterraines sont en place. Le Monde a choisi d’utiliser les trois principaux réseaux nationaux utilisés par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) pour l’évaluation technique transmise à l’Union européenne :
– Le réseau dédié au suivi sanitaire des eaux brutes utilisées pour l’eau potable, le plus vaste.
– Le réseau dédié à la surveillance de l’état chimique des eaux souterraines.
– Le réseau dédié aux contrôles opérationnels de l’état chimique des eaux souterraines.
Il est important de noter que certains réseaux locaux peuvent également être utilisés par les autorités, mais ils n’ont pas tous été inclus dans cette étude. Par conséquent, certaines zones peuvent apparaître vides sur la carte en raison de l’absence de données spécifiques à ces endroits.

Résultats et limites de l’étude

Une fois toutes les données recueillies et traitées, Le Monde a pu identifier près de 6 900 stations de mesure où une ou plusieurs valeurs seuils de qualité environnementale ont été dépassées entre 2016 et 2023. Pour certains contaminants, les valeurs ont également été comparées aux limites de qualité pour l’eau potable.
Il est cependant important de noter que cette étude présente certaines limites. La cartographie réalisée représente l’état brut des eaux souterraines sans évaluer les risques pour la santé humaine. De plus, l’étude n’est pas exhaustive, car toutes les molécules ne font pas l’objet d’un suivi régulier dans tous les sites de surveillance.
Malgré cela, cette cartographie constitue une avancée significative dans la compréhension de la pollution des eaux souterraines en France. Elle met en évidence l’urgence de protéger nos ressources en eau et souligne la nécessité de renforcer les réglementations existantes pour réduire la contamination.

Au-delà du constat : agir pour protéger les ressources en eau

Les résultats de cette étude appellent à des mesures concrètes pour protéger la qualité et la quantité de nos ressources en eau souterraine. Les chercheurs et les acteurs locaux interviewés soulignent l’importance de respecter et de renforcer la législation existante, tout en simplifiant les procédures si nécessaire.
Il est crucial de réduire l’utilisation de substances problématiques, en particulier dans l’agriculture, afin de prévenir la pollution des nappes phréatiques. Des initiatives pionnières, telles que les paiements pour services environnementaux expérimentés par la métropole de Chartres, montrent qu’il est possible d’encourager les pratiques agricoles respectueuses de l’environnement.
En conclusion, l’utilisation de la cartographie par Le Monde a permis de mettre en évidence l’ampleur de la pollution des eaux souterraines en France. Cette étude soulève des questions cruciales sur la protection de nos ressources en eau et appelle à des actions concrètes pour préserver leur qualité pour les générations futures.

La rédaction Bestnews
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