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Les pourparlers vitaux sur la crise du plastique risquent l’enlisement

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Les pourparlers vitaux sur la crise du plastique risquent l’enlisement

Les discussions sur le futur traité international censé mettre un terme à la pollution plastique reprennent mardi à Ottawa, dans un contexte géopolitique tendu. La directrice exécutive du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), Inger Andersen, met en garde contre la nécessité de saisir cette occasion unique de changer notre relation avec les plastiques.

La production mondiale de plastique a plus que doublé en vingt ans pour atteindre 460 millions de tonnes par an et pourrait tripler d’ici à 2060 au rythme actuel. Il est donc crucial d’aboutir à un texte juridiquement contraignant avant la fin de l’année pour mettre un terme à cette crise.

Un calendrier serré pour un traité ambitieux

Les représentants de 175 pays se retrouvent sous l’égide de l’ONU jusqu’au 29 avril pour une quatrième session de négociations intergouvernementales. L’objectif est d’adopter formellement le traité au premier semestre 2025. Cependant, la session précédente a mis en évidence de nombreux points de désaccord, rendant ce calendrier serré.

Deux blocs s’affrontent

Deux blocs se font face dans ces pourparlers. D’un côté, une coalition présidée par la Norvège et le Rwanda, regroupant 65 membres dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Union européenne, défend un texte de « haute ambition ». Ce groupe souhaite agir à la source en mettant l’accent sur la réduction de la production de plastique. Les ONG demandent même une réduction de 75% de la production d’ici 2040.

De l’autre côté, les pays producteurs de pétrole et de plastique, regroupés autour des pays du Golfe, privilégient une approche axée sur le recyclage et s’opposent à toute obligation de réduction de la production de plastique. Les États-Unis et la Chine, les deux plus gros consommateurs de plastique, sont également sur cette ligne.

Un enlisement des négociations

Ce clivage entre les deux blocs risque de provoquer un enlisement des négociations. Les pays producteurs de pétrole et de plastique, soutenus par les lobbies de l’industrie pétrochimique, font obstruction à toute mesure contraignante. Ces pays privilégient une approche basée sur le recyclage, qui est pour l’instant limité à moins de 10% au niveau mondial.

Pour éviter que ces pourparlers vitaux ne s’enlisent, il est crucial que les pays membres de l’ONU, ainsi que les acteurs de la société civile, continuent à exercer une pression pour obtenir un traité ambitieux. La crise du plastique touche tous les aspects de notre planète et il est temps de prendre des mesures concrètes pour y mettre fin.

La rédaction Bestnews
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