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Comment le burn-out peut affecter les enfants : les implications psychologiques

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Comment le burn-out peut affecter les enfants : les implications psychologiques

Tout comme dans le monde du travail, le burn-out des enfants se manifeste d’abord par un épuisement profond. Lorsqu’ils reviennent de vacances, par exemple, ils sont épuisés, irritables, ont les larmes aux yeux et n’arrivent plus à réfléchir. Ils ne peuvent expliquer clairement pourquoi, simplement qu’ils n’en peuvent plus. Lorsqu’on creuse un peu, on observe une perte de sens.

Ce sentiment général d’épuisement est souvent associé à l’école, où les enfants subissent une pression importante vers la performance. On leur demande toujours de travailler plus pour réussir à l’école, puis dans la vie. Cependant, ce discours peut parfois être incohérent. Certains jeunes, par exemple, peuvent avoir une moyenne de 14 et se faire dire que ce n’est pas suffisant, ce qui les pousse à travailler encore plus. Ils peuvent alors passer de 14 à 15, mais cela leur donne le sentiment que leurs efforts ne servent à rien. Ils peuvent alors s’imaginer qu’aucun effort ne suffira jamais.

Le trop-plein d’activités extrascolaires et la pression vers la performance dans ces différents domaines peuvent également accentuer le risque de burn-out chez les enfants. Certains enfants sont plus touchés que d’autres, en fonction de leur caractère et de leur sensibilité personnelle.

Arrêter en urgence

Avant que la dépression ne s’installe, il est essentiel de prendre des mesures d’urgence pour aider les enfants atteints de burn-out. Il est recommandé de les arrêter systématiquement, comme on le ferait s’ils avaient les deux jambes cassées. Il est important de leur permettre de se reposer et de récupérer. Par exemple, ils peuvent aller chez leur grand-mère, faire du vélo et manger des gâteaux, ou simplement faire n’importe quoi qui n’a plus trait aux activités habituelles.

Pendant cette période de convalescence, il est essentiel de leur permettre de dormir pour récupérer. Une fois qu’ils sont remis d’aplomb, après trois semaines, un mois, voire deux mois, ils peuvent reprendre l’école et leurs activités sans avoir rien perdu. C’est à ce moment-là qu’il est judicieux de réfléchir à ce qui s’est passé pour en arriver là.

Il est alors important de décrypter les attentes des parents, des professeurs, etc., et d’interroger le système autour de l’enfant. En changeant de perspective et en remettant en question certaines injonctions et pressions, il est possible d’améliorer considérablement la situation. Il est essentiel d’écouter et de croire un enfant qui exprime qu’il n’en peut plus.

Sources : Interview de Béatrice Millêtre, docteur en psychologie et autrice de « Le burn-out des enfants – Comment éviter qu’ils ne craquent ».

La rédaction Bestnews
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